Stalina Deskooyes s’exprime avec fougue et passion. On n'en doute pas : la présidente des associations féministes Les Hyènes Hagardes et Ni Prudes Ni Voilées est une femme qui tape dans l'oeil, au propre comme au figuré. « C’est important de montrer une image de femme forte à nos jeunes filles, car en m'imitant, moi, icône féministe, elles retrouveront l’agressivité qu’elles étouffent. » Selon Stalina, les femmes doivent riposter poing par poing. L'amour ... « Je suis pour, c'est le repos de la guerrière, entre deux guerres, il faut repeupler l'état, hahaha ! » Catcheuse en politique comme en amour, Stalina aime beaucoup son mari , «Je l’ai rencontré à Moscou lors de ma visite du tombeau de Lénine. Depuis, on ne se quitte plus. A l'époque, je batifolais dans un libéralisme effréné : j' occupais un poste à responsabilité dans la narine marchande. Grâce à mon époux, j'ai eu l'idée de me recycler dans le communisme ainsi que dans le féminisme. » La tragédie du SMS Cette femme courageuse a récemment vécu un drame éprouvant. « Tu vas me payer cher ta félonie. T'es plus ma copine. Tu vas voir ce que tu vas voir, sous-conne !» Proférées par SMS, ces menaces particulièrement inquiétantes lui ont été adressées par la féministe, probablement anticommuniste primaire, Franceline Delépine. Triste et terrorisée, c'est vers le giron paternel de Rémi Padamy (ndlr : chef du parti "Au Fond à Gauche", l'AFG. ) que Stalina se précipite. Or, celui-ci était coincé dans un ascenceur, lorsqu'il reçut les confidences téléphoniques éplorées de sa camarade. Qu'importe, Stalina, stoique, attendit avec une fébrile impatience le retour de l'ascenceur. Rémi Padamy, indigné a immédiatement contacté le patron de Franceline Delépine afin qu'il fasse des remontrances à son inélégante collaboratrice. Et le féminisme ? On se réjouit de voir le féminisme sortir rendorcé de cette épreuve car, comme le dit Stalina «Qu'on en parle en bien ou qu'on en parle en mal, l'important c'est qu'on en parle. »