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JéronipOOf : Ma vie & Mon oeuvre ...




Mes années BéCaSSdeSigNe

Pubarde, je le suis de naissance. Âgée de 18 ans à peine, j'ai créé une petite agence avec deux copines : BéCaSSdeSigNe©
J'étais jeune, pleine d'utopies mais aussi trop novatrice pour l'époque et j'ai déposé le bilan après seulement trois levées de fonds. Nos clients étaient trop frileux pour oser se "démarquer" (hi hi hi ).

Fougueuse et rebelle, je n'ai pas baissé les bras et j'ai donc retroussé mes manches pour vaincre l'hostilité des rétrogrades et infiltrer le système pour mieux le rénover. Forte de cet idéalisme, j'ai postulé pour un poste de réceptionniste chez Yoongest & Rubicon.


Mes années Yoongest & Rubicon

Les publicités américaines sont généralement des pubs médiocres. Les personnages y sont stéréotypés et superficiels, leur style inexistant, et leur esthétisme vide ; elles ont cependant une qualité qui manque à la plupart des publicités françaises : elles font vendre.

Entrée comme stagiaire, j'ai rapidement été remarquée par l'oncle du directeur de l'agence, ce qui m' a permis, rapidement et sans me lasser, d'escalader les étages qui me séparaient du siège de rédactrice-créative en cheffe. Armée d'un contrat à durée indéterminée, j'ai pu imaginer de nombreuses campagnes publicitaires ( flOOz, Foom, OpiUM-flOOz Volumipoof, Marie-belle, Lépilation, Maldonne, Noova, Tecknikon, les intocks, Demooniak inc, Le Malin, etc.) En toute humilité, je peux affirmer que la pOOf' touche : c'est moi :)


Mes années Stendhal

A ce rythme effréné de créativité je suis vite devenue une bête de production, une guerrière de la consommation: je m'habillais comme une diane chasseresse en campagne. Je ne vivais que pour le clinquant et le superficiel et j'étais surnommée "Stendhal" parce que j'avais toujours la narine palpitante, l'oeil photo phobique et que je ne m'habillais qu'en rouge et noir, comme Stendhal donc.

Comme beaucoup de créatifs surpayés je me suis vite méprisée de vendre des vessies pour des lanternes à des smicards qui n'avaient plus les moyens de se payer des rêves moins matérialistes. J'avais pris conscience que je n'étais qu'une créative et non une artiste. Or, c'était mon rêve.

Mes années Break-down

J'aurai voulu être une artiste pour pouvoir dire qui je suis et pour pouvoir me sentir inutile. En tant que créative, je trouvais une compensation à mon mal-être en méprisant les commerciaux. Ceux-ci, à leur tour, méprisaient les clients - à qui ils arnaquaient journellement des sommes considérables. Quant aux clients, de toute façon, ils faisaient jouer la concurrence - et, de ce fait, ils méprisaient indistinctement tout le personnel de toutes les agences de pub. Le néo-libéralisme américaniste dans toute son horreur.

Obligée de me mettre en vacances pour me ressourcer le moral, alors que je bullais en Corse, mon chemin a croisé celui de petitepOOf (alias Maria G. Houellebeurk) , nous avons immédiatement sympathisé et j'ai alors décidé d'écrire mon journal intime pour raconter mes souffrances en agence. Évidement, cela n' a pas plu à l'oncle du directeur de l'agence et j'ai été priée de quitter sur l'heure mon boulot, mon triplex en attique et mon fitness club. J'étais enfin libre de redevenir moi-même!

Mes années QuellesConnes

Grâce à petitepOOf, j'ai fait la connaissance de madame mOOnik, j'ai immédiatement flashé sur cette femme exceptionnelle et me voici donc cheffe du département marketing de QuellesConnes.com et j'en suis apaisée, heureuse et enfin j'ai réappris le sens de ma vie car ici je peux être l'artiste que j'ai toujours voulu être.
(à suivre ...)

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