L’Internet se conjugue au féminin pluriel
Vendredi 21 Juin 2002
 
Quelle conne». Non ce n’est pas une insulte, mais un site satirique qui caricature les sites dits féminins. On y trouve des rubriques «sexe», «beauté», «informatique» assez débridées. Le but: dénoncer l’image de la femme donnée par certains sites. «Perdre 4 kg avant l’été», «les techniques du strip-tease» font en effet partie des dossiers croustillants des deux leaders: auféminin. com et Plurielle (TF1).
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«La femme d’aujourd’hui a besoin de trouver sur le Net des conseils pour sa vie de tous les jours. "Amour", "psycho", "beauté" sont les rubriques les plus visitées, explique Sandrine Leveugle, rédactrice en chef adjointe de Plurielle. "Société" est loin de faire une aussi bonne audience, pourquoi la développer?» Alors, n’y a-t-il de la place sur le Net que pour ce genre de sites?
Lancé en 1997, celui des Pénélopes met en ligne des dossiers sur les combats de femmes. «Notre but est de montrer que toutes les femmes ont un savoir-faire, déclare Josefina Gamboa, coordinatrice. Et le Web les aide à se donner la main.» La rédaction et la partie technique du site sont assurées par des bénévoles. Depuis six ans, il n’y a aucune publicité, indépendance oblige. C.C.
 
à savoir 
Sur le Web, il y a de la place pour toutes les femmes. Pour celles qui souhaitent obtenir des infos pratiques sur la beauté, le couple, le sexe et connaître leur horoscope en prime, http://www.aufeminin.com/  et www.tf1.fr/plurielles sont les sites idéaux. Les filles tendance féministes peuvent se connecter sur les sites satiriques, comme http://www.quellesconnes.com/, ou encore http://www.zipiz.com/. Certaines adresses souhaitent aider les femmes à mener des combats, à l’exemple de http://www.internenettes.fr/ ou http://www.penelopes.org/, de l’association Les Pénélopes.
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