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Scénarios pour la manif anti-G8 du dimanche 1er juin
SCENARIOS FOR THE ANTI-G8 DEMO OF SUNDAY JUNE 1ST

vendredi 28 février 2003


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ETAT D'URGENCE "PREVENTIF" SUR GENEVE


Ce petit dossier a été préparé par des activistes du Forum Social Lémanique (FSL) pour permettre à chacunE de bien comprendre le projet pour la grande manif du dimanche 1er juin (ouverture du G8) élaboré par les organisations de la région lémanique organisées dans le FSL, le CHARG (Collectif Haute-Savoie de Résistance au G8) et le collectif Anti-G8 de Lausanne, mandatés par la dernière coordination internationale du 15 janvier pour examiner les possibilités concrètes.

Ce dossier comprend :

  • 1) deux cartes [cliquer sur les images pour les voir s'afficher en grand format dans une autre fenêtre du navigateur] et 1 fichier PDF et une description du scénario retenu : des chaînes ou murs humains qui fermeront tous les accès routiers à Evian pour les participants du G8 venant depuis l'aéroport de Genève et les hôtels de Genève et Lausanne. Cette action de désobéissance civile permet d'exprimer de façon massive notre opposition déterminée au tenue même de ce sommet, étant donné son caractère totalement illégitime, tout en évitant les dérapages et violences policières qui pourraient survenir si on allait au contact avec les barrages policiers entourant la zone d'exclusion d'Evian, ou si on manifestait dans les zones sensibles du centre de Genève.


  • 2) Ce document écrit par des camarades du Collectif Anti-G8 de Lausanne qui illustre bien la convergence de nos réflexions dans la région. Nous espérons que ce document aidera à aboutir rapidement à un consensus aussi satisfaisante sur le plan de la coordination internationale !

    Scénario Rappelons d'abord que cette manif s'insèrera dans des « journées de résistance » s'étendant sur environ une semaine (de l'arrivée des équipes techniques le mercredi 27 mai jusqu'à la fin du sommet le mardi 3 juin), incluant les villages alternatifs, les « feux au lac », une éventuelle manifestation syndicale, des actions symboliques ou de harcèlement le 2 et 3 juin, etc. Ceci dit, le point d'orgue doit forcément être l'ouverture du sommet le dimanche, jour décisif - symboliquement, effectivement (par rapport à une perturbation réelle) et surtout du point de vue des médias internationaux.

    Pour exprimer sans ambiguité l'illégitimité du sommet notre action du dimanche doit avoir un caractère d'opposition en actes : de blocage ou au moins de perturbation de l'ouverture du sommet. En cela notre scénario ne fait que rester fidèle à la pratique constante du mouvement depuis Seattle et qui a eu l'immense succès qu'on connaît. (Evidemment, les chefs d'Etat eux-mêmes seront transportés en hélicoptère, mais pas leurs 10 000 courtisans et collabos. Notre action sera-t-elle efficace ou relativement symbolique ? Peu importe. L'essentiel est que leur sommet doive se dérouler comme une opération militaire en terrain ennemi. En effet, c'est ainsi que le mouvement à transformé les sommets, rites symboliques de leur autorité, en démonstrations de leur immense impopularité et du fondement violent de leur pouvoir.)

    En même temps il faut éviter le danger très réel de provocations et manipulations policières, observées à Göteborg, Gènes ou dernièrement à Davos. Leur seule carte est de criminaliser et intimider le mouvement, faire paraître que ce sont nous les violents.

    Heureusement, le terrain est favorable à ces deux objectifs. Il est de toute façon exclu d'arriver jusqu'à Evian. Tous ont donc écarté d'emblée l'idée de pénétrer dans la « zone d'exclusion » comme à Gènes ou Davos, ce qui dans le contexte de répression actuelle provoquerait certainement un affrontement pouvant se retourner contre nous. Par contre, comme à Seattle, nous pouvons nous mettre en position défensive. Nous pouvons utiliser l'immense popularité de notre mouvement, notre nombre, pour établir une énorme « zone d'exclusion populaire » (un slogan possible : « Excluons les fauteurs d'exclusion ! ») autour d'Evian, sans même s'approcher des positions de la police, en choisissant nous le terrain, un qui minimise les dangers de dérapages et qui nous arrange du point de vue des transports, etc.

    Viser le blocage de l'ouverture signifie faire la manif principale en plusieurs tronçons, puisqu'il y a trois accès à Evian (ouest, est et par le lac depuis Lausanne), mais cela n'enlèvera rien à l'impact psychologique ou l'unité de la manif. Au contraire ! Notre capacité de nous coordonner pratiquement sur tout l'arc lémanique en fonction d'un but politique commun manifestera d'une unité et une organisation bien plus forte que le simple fait de défiler en troupeau sur la même route (de toute façon, au delà de quelques dizaines de milliers « il n'y a pas de photo », on ne se voit plus tous) (D'ailleurs déjà à Seattle il y avait 13 tronçons, à Prague 4, à Genes une bonne dizaine...)

  • A l'est : Il y a une seule petite route qui relie Evian avec la Suisse. Une marche relativement petite sur cette route suffit.

  • A Lausanne : Il s'agit de bloquer l'approche des embarcadères des ferries qui doivent transporter les participants au G8 depuis les hôtels de Lausanne, ainsi que ceux qui arriveraient depuis Genève et son aeroport par l'autoroute (qui sera en partie réservée pour les transporter)

  • A l'ouest : Le scénario prévoit une manifestation transfrontalière : deux chaînes humaines convergentes, l'une partant de la jonction autoroutière d'Etrembières en France (à la porte d'Annemasse), l'autre montant de la rade de Genève (le long de la ligne du tram 12) qui se rejoindraient à la frontière pour former un mur humain. La distance est de 6 kil., ce qui veut dire que 60,000 manifestants se retrouveraient dix de front, tous les mètres, de la montagne du Salève jusqu'au lac ! Symboliquement, nous ouvrirons une frontière tout en fermant l'accès d'Evian aux conspirateurs du pouvoir.

    Avantages

    C'est parfait du point de vue des transports. Côté Suisse, les manifestants partent du centre, à côté de la gare. Côté France, ils partent depuis la gare d'Annemasse proche ou directement depuis le carrefour d'autoroute venant depuis l'Italie ainsi que depuis le reste de la France et d'Espagne (nous ne bloquerions que la sortie de Genève, pas l'arrivée depuis l'Italie et Annecy).

    Le parcours même de la manif, sera pour la plupart le long d'une très large avenue avec au centre un tram en site propre. Non seulement le tram pourra servir à transporter des manifestants plus âgés, orchestres, etc., nous pourrons même nous payer le luxe de laisser la moitié ouest de la chaussée libre pour le trafic local, d'urgence, etc. Le dérangement sera minimal pour les honnêtes gens puisque le mur humain empêchera seulement le trafic bifurquant en direction d'Evian. (En plus, dans cette configuration d'une manif allongée nous pourrions faire des barrages filtrants, laissant passer tous sauf ceux qui ont affaire avec le G8.) Les risques de dérapages seront minimaux puisqu'il s'agit pour l'essentiel d'une zone villa, pas d'un centre ville avec magasins, etc. En même temps, c'est une zone habitée contiguë avec la ville, nous ne serions pas isolés sans témoins à la campagne. Enfin, cela permettra de réaliser dans les meilleures conditions l'ouverture de frontières symbolique à laquelle songeait déjà certaines organisations. (Si un raidissement de la police ne permettait pas une jonction totale l'effet blocage serait de toute façon assurée - dans ce cas de figure avec la participation d'un tronçon policier !). La jonction des deux manifs, la mise à contribution de notre frère le Salève et notre sœur le Léman, donnera d'autres aspects symboliques à la chose.

    Par rapport, aux autres scénarios envisagés, plus près d'Evian (Thonon, ou une marche depuis la gare de Machilly, etc.), il combine une série d'avantages. En particulier, il serait très difficile pour la police d'empêcher l'accès des manifestants à Annemasse et Genève (sans militariser tout le département et le canton de Genève). Par contre, le transport de milliers de personnes à l'est d'Annemasse serait de toute façon extrêmement difficile et surtout nous laisserait à la merci d'une trahison de dernière minute de la part de la police (ce qui vient d'arriver à Davos). Sans parler du retard que cela créerait pour les manifestants repartant le soir. Par contre, il est possible de combiner ce scénario avec une manifestation plus petite à Thonon (à la frontière de la zone d'exclusion) composé des habitants locaux et d'activistes qui seraient déjà sur les lieux parce qu'ils aurait participé aux « feux au lac » de la nuit précédente, ou à d'autres activités (forum ou village) qui seraient éventuellement organisées par-là.

    Ce scénario peut être modulé selon le nombre des manifestants, notre problème principal étant où mettre tout le monde ! Par exemple, en cas d'affluence, le tronçon français pourrait suivre l'autoroute pour faire la jonction avec la chaine montante depuis la Suisse, suivre un parcours un peu plus long sur la rue liant la frontière à Annemasse (route de Genève), suivre plusieurs parcours (comme à Florence) ou éventuellement aussi s'étendre à l'est d'Annemasse dans la direction d'Evian (carrefour des Chasseurs).

    Que fera-t-on une fois déployéEs le long de cette ligne ? Il y a plusieurs possibilités.

  • Nous pourrions en fait faire un aller-retour - la manif se croisant continuellement en boucle de chaque côté de la chaussée. Cela correspondrait bien au désir fréquent des gens de « circuler » un peu pour voir le reste d'une manif très grande, tout en leur permettant de rester groupés avec leur organisation ou groupe affinitaire. (Ce serait un peu comme la traditionnelle « passegiata » ou promenade collective du soir des pays méditerranéens !) Si la police boucle la frontière nous ferions alors deux boucles au lieu d'une grande.

  • Nous pourrions aussi organiser des animations sur la dizaine de carrefours principaux : sur un thème particulier (le trafic routier et les tunnels sur l'autoroute du Mont Blanc, par exemple !), ou simplement un orchestre, etc. Ou nous pourrions combiner ces deux idées avec d'autres. De toute façon, il est exclu de pouvoir regrouper une manif aussi grande, par exemple pour un meeting où personne n'entend. Notre succès nous oblige à innover ! En effet, un examen des conditions réelles dans notre région montre que (comme le G8) nous avons avantage - nous sommes même condamnés - à délocaliser, à décentraliser l'événement qui (même à seulement 100,000 personnes et on pourrait être plus !) serait ingérable dans un seul lieu. Une raison de plus pour le scénario de blocage autour d'Evian. Nous avons aussi certainement avantage de rester souples par rapport au scénario et d'appeler les manifestantEs à venir aussi mobiles que possible (cars de préférence à train, et un maximum de vélos - 10, 000 personnes à vélo formeraient une « cavalerie » fort utile et aux allures écolos des plus sympathiques. C'est parfaitement possible si on songe qu'il y avait 4000 collégiens genevois dans la rue pour la paix il y a quelques jours.)

    Ce blocage devrait être annoncé comme déterminé, mais bon enfant, joyeux, avec fanfares et esprit de fête.

    Alternatives et objections

    Plus nous discutons, moins nous en voyons. Arriver jusque à Evian ou même Thonon, nous avons vu est impossible. Nous avons discuté d'une manif unique qui irait « dans la direction d'Evian » depuis Annemasse, mais le symbole serait un peu celui de l'impuissance : « On est allé vers… mais c'était trop loin ! ». On ne traverse pas toute l'Europe pour marcher quelques kilomètres en raz campagne, saisir quelques bribes de discours d'une sono forcément insuffisante, puis faire marche arrière !

    Il y aurait aussi la possibilité de faire une manif à Genève, mais même à 30 000 on paralyse totalement la ville avec une cohue qui se prêterait à toutes sortes de dérapages. Ce serait - de gré ou de force - aussi une manif blocage, mais d'un sens moins clair ! Surtout, à la différence de la manif transfrontalière, ces deux possibilités nous mettent à la merci d'une fermeture de la frontière franco-suisse le jour de la manif. Par contre, la manif Genève pourrait être un dernier recours au cas où les autorités suisses et françaises tentaient de bloquer l'arrivée des manifestants dans la région, car il est réalisable à beaucoup moins.

    Enfin, certaines personnes ont suggéré que nous pourrions faire uniquement la manif transfrontalière, sans les blocages à Lausanne et en Valais. En évitant toute perturbation du sommet on pourrait persuader la direction des syndicats européens de manifester avec le mouvement. Evidemment, cela ôterait du coup l'essentiel du sens de la manif transfrontalière, qui n'était pas de célébrer l'amitié franco-suisse, mais bien de faire barrage - au sens propre comme au figuré - au G8 !

    Plus fondamentalement, cela pose une question politique essentielle. Depuis Seattle (et même avant), ce mouvement a galvanisé l'opinion et mobilisé des masses toujours plus grandes précisément du fait qu'il ne s'est pas contenté des défilés traditionnels du type 1er mai. La désobéissance civile de masse a été la colonne vertébrale du mouvement de Seattle à Gènes, et il exprime bien la radicalité de son refus de l'ordre néolibéral.

    Depuis Seattle aussi, le mouvement syndical s'est progressivement intéressé et rapproché du mouvement, mais jusque à présent a choisi de manifester à d'autres moments ou à côté. Nous pensons que ce serait faux pour le mouvement d'abandonner notre terrain et posture politique pour aller sur celui des grandes centrales syndicales. La vraie unité du mouvement est celui qui respecte la diversité de ses composantes et de leurs formes d'expression.

    Nous pourrions évidemment AUSSI marcher avec eux, si elles organisaient une manif le samedi par exemple, mais nous ne devrions pas dénaturer le caractère déterminé que doit avoir la manif contre l'ouverture du sommet. Sinon, non seulement notre manif sera le non-événement de l'année dans les médias internationaux, mais nous enverrons le message désastreux qu'il leur est de nouveau possible d'organiser des sommets au cœur de l'Europe sans que le mouvement s'y oppose réellement. Seattle, leur fuite de Prague, leur abandon à Barcelone, Gênes, leur exil au Qatar, dans les Montagnes Rocheuses, etc., seraient fini. Le mouvement anti-mondialisation rentrerait dans le rang des oppositions polies. Pour le pouvoir mondial, c'est bien l'enjeu d'Evian (cf. l'offre de Chirac de collaborer à l'organisation de la manif !).

    Transmis pas Olivier de M.


    Scenarios for the Anti-G8 demo of Sunday June 1st

    This little dossier was prepared by activists of the Forum Social Lémanique (FSL), so that everyone can clearly understand the project for the big demo of Sunday June 1st (opening of the G8), that was elaborated by the organisations of the Leman basin coordinated by the FSL, the CHARG (Collectif Haute-Savoie de Résistance au G8) and the Anti-G8 collective of Lausanne, mandated by the last international coordination of January 15th to examine the practical possibilities. It includes :

  • 1) Maps and a description of the preferred scénario : human chains or walls which will close all the accesses by road to Evian for the G8 participants coming from Geneva airport and the hotels of Geneva and Lausanne. This act of civil disobedience allowing a massive expression of our determined opposition to the very existence of the summit - given its totally illegitimate nature - while avoiding the escalation and the police violence/manipulation that could occur if we tried to enter the « exclusion zone » or if we demonstrated in the more « sensitive » areas of downtown Geneva.


  • 2) A text written by comrades of the Anti-G8 collective of Lausanne, which illustrates the convergence of our thinking in the region. We hope that it will help us to also find rapidly a satisfactory consensus on the international level !

    Scenario

    Recall, first of all, that this demo will be part of the « days of resistance » extending one week (from the arrival of the first G8 technical teams, Wednesday the 27th of May to the end of the summit, Tuesday June 2nd), which will include the « alternative villages », the « burning lake », a possible union march, symbolic actions and harassment of delegates the 2nd and 3rd of June, etc. This said, the high point of the week will necessarily be the opening of the summit Sunday , a day that will be decisive - symbolically, operationally (with respect to a real perturbation of the summit) and certainly with respect to the international media. To express unambiguously the illegitimacy of the summit, our action Sunday must be more than verbal.

    It must be an act of opposition : blocking, or at least perturbing, the opening. In this, our scenario is simply faithful to the constant practice of the movement since Seattle, which has had such immense success. (Obviously, the heads of state will travel by helicopter, but not their 10 000 courtisans and collaborationists. Will our blocade be effective or relatively symbolic ? That doesn't matter much. The essential is that their summit must be run as a military operation in ennemy territory. It is thus that the movement has transformed summits, the symbolic rites of their authority, into demonstrations of their immense impopularity and the violent basis of their power.)

    At the same time we must avoid the very real danger of the police provocations and manipulations which occurred regularly since Goteborg, Genoa and lately in Davos. Their only card is to criminalise and intimidate the movement, make us to appear to be the violent ones. Happily, the terrain is favorable to both these objectives. It is in any case impossible to arrive in Evian. Everyone is thus agreed to abandon the idea of penetrating the exclusion zone, as in Genoa or Davos. In the present context of repression, taking the offensive would certainly provoke clashes which they could turn to their advantage. However, as in Seattle, we can take up defensive positions.

    We can use the immense popularity of our movement, our size, to establish a huge « popular zone of exclusion » (how about the slogan « Exclude the excluders ! » ?) around Evian, without even approaching the police positions. We can choose our terrain of action, one that minimises the risks of things going off track, which keep our transportation problems manageable, etc.

    Blocking the opening means making the main demo in several parts, since there are three accesses to Evian (east, west and by ferry from Lausanne), but this will in no way detract from the impact or the unity of the demo. On the contrary ! Our capacity to practically coordinate all around the lake Leman towards a common political goal will manifest a unity and an organisation much stronger than the simple fact of making everyone march in column along the same road (in a demo of several tens of thousands there can be no general view of everyone anyhow). This too is no innovation. In Seattle they blocked the WTO with 13 seperate demos, in Prague there were three, in Genoa about a dozen…)

  • On the East : There is only one small road linking Evian to Switzerland. A relatively small march is sufficient. In Lausanne : It is necessary to block the access to the port where the ferries will take participants from the hotels of Lausanne and those who arrive from Geneva and the airport by the swiss turnpike (which will partially reserved for this trafic).

  • On the West : The scenario is a trans-frontier demo : two converging human chains, one leaving from the junction of the Mt Blanc turnpike at Etrembières, in France (just outside Annemasse), the other leaving from the lakeside in Geneva (alongside the route of tram no 12), to meet at the frontier at Moillesulaz. The distance is 6 kilometers, which means that 60 000 people would thus make a human wall ten persons thick every meter of the way from the Salève mountain to the lake ! Symbolically, we would open a frontier while closing the access to Evian for the conspirators in power.

    Advantages

    Its perfect from the logistical point of view. On the Swiss side, the demonstrators leave from the center, near the railway station. On the French side, they leave from the Annemasse station close by or buses could unload directly at the Etrembières junction of the turnpike leading directly to Italy, Spain and the rest of France (we would obviously only block trafic leaving Geneva, not arrivals !) The demo will take place mostly along a very wide divided roadway with a tram in the middle. Not only the tram could be left running (useful for transporting older demonstrators, orchestras, etc.), but we could even leave half the road free for local trafic, emergencies, etc. We will bother honest people as little as possible since the human wall will only stop trafic turning in the direction of Evian. (In fact with such an elongated demo we can even make the blocade selective, stopping only people connected with the G8.)

    The risks of confusion with other sorts of protest would be minimal since this zone is essentially residential, not a downtown area with banks, etc. At the same time it is inhabited and connected with the city. We will not be isolated in the countryside without witnesses. Finally, it will also allow us to open a frontier, an action that several networks wanted to do, in the best circumstances. (If the police are to uptight to let us really connect the blockade effect will still be obtained - in this case with the participation of a chain of policemen !)

    The junction of the two demos, the help offered by our brother Salève and our sister Léman will offer other symbolisms. With respect to other scenarios closer to Evian (Thonon or a march from the station of Machilly, etc.), it combines several advantages. In particular, it will be difficult for the police to stop people from arriving in Geneva or Annemasse without militarising the whole area, many other frontiers, etc.), whereas transporting tens of thousands east of Annemasse is nearly impossible and would leave us at the mercy of a last minute breach of faith of the police (as in Davos). Without speaking of the extra time involved for people having a long way home Sunday night. However it would be possible to also organise a much smaller demo at Thonon (edge of the « exclusion » zone) with local people and activists already in the area for activities such as the burning lake, forum, etc.

    This scenario can be modified according to the size of the mobilisation, our main problem being where to put everyone ! If necessary, the french part could follow the turnpike to the frontier to join the swiss part there, go along the slightly longer route from Annemasse to Moillesulaz, have parallel routes (like in Florence) or also extend east of Annemasse towards Evian (carrefour des Chasseurs).

    And what do we do once we are in place ? Several possibilities.

    We could make the march a round trip - the demo constantly passing by itself on either side of the road. That would be nice because it would let everyone see all the demo without having to leave their own group. (It would be like the traditional « passegiata » or collective evening promenade of the Mediterranean cultures.) If the police really block the frontier it would be in two loops instead of one.

    We could also organise events or activities on the main intersections : on a theme (for example, road transport and tunnels at the Mont Blanc turnpike junction !) or just an orchestra, etc.

    Or we could combine these ideas and others. In any case it is impossible to have a general meeting of such a larg demo. No place big enough and one wouldn't hear anything anyhow. Our success obliges us to innovate ! Clearly, the local conditions impose decentralisation as much upon us as upon the G8. A major problem in Genoa was the lack of space. Yet another reason to go for the decentralised blockade scenario.

    We must also keep our scenario supple and call upon demonstrators to come as mobile as possible : buses rather than train and a maximum of bicycles. 10 000 people on bicycles would constitute a useful « cavalry » with a nice ecological image. Its perfectly possible. There were 4000 high school students demonstrating against the war in Geneva just a few days ago.

    This blocade should be announced as determined but good natured and jolly, with bands and a spirit of revelry. Alternatives and objections : The more we talk, the less we see. As we saw, getting to Evian, or even Thonon, is impossible. We talked of a march from Annemasse « towards Evian », but the symbolism would be of powerlessness. « We walked in that direction, but it was too far ! ». People don't cross all Europe to walk a few kilometers on an empty road, hear bits of speeches on a necessarily inadequate speaker system and then walk back again !

    There is also the possibility of demonstrating in Geneva itself, but just 30 000 would already paralyse this small city with an unmanageable crowd and a situation that could easily degenerate. It would also be - perforce - a blockade, but its meaning would be less clear. Above all, unlike the trans-frontier scenario, these two alternatives would put us at the mercy of a total closure of the frontier the day of the demo. However the Geneva alternative could be a last resort if the french and swiss authorities try to block the arrival of demonstrators in the region, because it can be done with a lot less people.

    Finally, some people have suggested that we do only the trans-frontier demo, without Lausanne and the eastern march. If we avoid any kind of perturbation of the opening of the summit, the direction of the european unions might be willing to join us. Obviously, this would void the trans-frontier demo of its essential meaning, since the main idea was not to celebrate franco-swiss friendship but to bar the way - figuratively because literally - of the G8 !

    More seriously, a basic political question is posed here. Since Seattle (and even before), the movement has galvanised public opinion and mobilised ever huger masses of people precisely because it has not contented itself with the traditional May 1st style of march. Mass civil disobedience has been the backbone of the movement from Seattle to Genoa, expressing perfectly the radicality of our opposition to the neoliberal order. Since Seattle also, the union movement has bit by bit grown more interested and closer to the movement, but to date has chosen to demonstrate in its own way, at other times or just beside.

    We believe that it would be a critical mistake to abandon our political attitude and practice and go on to the old terrain of the unions for the sake of an exagerated appearance of « unity ». The true and remarkable unity of our movement has been maintained by the recognition of our diversity and of our forms of expression. We could obviously ALSO march with them if, for example, they organise a march on another day, but we should not denature the determined character of the demo against the opening of the summit. If we did, not only the demo would be the non-event of the year in the media, but we would also send the disastrous message that they can once again organise summits in the heart of Europe without serious opposition. Seattle, their flight from Prague, their cancellation of Barcelona, Genoa, their exile to Qatar and the Rockies, etc., would be over. The movement against globalisation would rejoin the ranks of the polite opposition. For world power, that is indeed what is at stake in Evian (see Chirac's kind offer to help « organise » the demo !)

    And to those who fear that such an act of civil disobedience could provoke violence and repression, we would reply that the movement quite rightly considers that in such times it must do more than just « count itself ». Direct action of one kind or another - more or less well conceived - will thus impose itself, if we are not capable of organising it.



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