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LA GROSSE BOUFFE
chrétien-média: Pour gourmands adultes ou adolescents
Genre
: Au diable les calories : ça fait du bien une fois de temps en temps!
casting:

Le patron de la fiducière : Jean-Pierrre Bockri
Le patissier : Gérard Deupardeux
le livreur: Brave Pitt
Le sommelier : Michel Picolique
la gastro-entérologue : Annie Gerbardot
la cancerologue : Agnes Jajoui

Film monégasque de Jean-Jacques Bonux. 222 minutes - 2000

Le croisement de greffons successifs de"vingt mille bleus sous l'amer, de "4 mirages et un enfantement", de "Litanic", de "le fond de la rivière Skaï" de "la fiancée de vigipirate", de "la marée etait toute noire", "les hommes préfèrent les pOOfs" et d'un énième "Fatman" aurait peut-être pu donner ceci. Mais la grosse bOOf c'est beaucoup mieux! Certes, ce film fait partie de la famille des modestes sous-produits sympathiques mais réservés aux cinéphages gourmands qui mangent la bougie par les deux bouts.

L'histoire? en gros ça raconte les réglements de comptes entre un patissier (qui vient d'apprendre qu'il est devenu la proie impuissante d'un diabète féroce et impitoyable) et le patron de sa fiduciaire, Jean-Christophe Delabrique .Cette intrigue se déroule sur un paquebot de luxe amarré à Cannes, ambiance fin de siècle. Ce paquebot non seulement va couler, mais abrite en plus dans sa cale l'âme perverse et fantômatique d'une grosse nonne acariatre adûlatrice de la spheigne, réincarnée en pieuvre anthropophage... Exactement comme A. Bates regardant par la fenêtre de son motel le Titanic se fendre en deux, le héros se retrouve nez-à-nez avec le poulpe géant qui lui murmure "Tu reprendras bien encore un doigt de Champagne, ma puce?".

Pour ma part j' y ai pressenti un puissant hommage à Larsen Fooltrain. Souvenez vous: "Epidermic-urticaire" (1986)...La scène du lavage gastrique, quand le héros réalise qu'il ne digère plus les aigreurs fades de sa vie et qu'il veut mourir... C'est cette ambiance là qui aurait pu teinter la grossebOOfe, mais finement Jean-Jacques Bonux a évité l'ornière et pris des chemins de traverses; après un début mélancolique, il a su s'éloigner des eaux tristes des marais poitevin, pour doucement intégrer des éléments comiques, qui ne manquent pas, ma foi, de sens de l'humour afin de mener son film au large des conventions terre-à-terre. ça ne manque pas de sel, il faut le rajouter!

Néanmoins, certains hépatiques ont fait la fine bouche:
"C'est à vomir" a déclaré Jan Van Frankreich, notre honorable confrêre du MOOnde:
"c'est un moment cinématographique difficile à avaler, de plus le lendemain de ce film ne vous restera qu'une crise de foi et des aigreurs d'estomac"

"Pintade et homard à la nage" Titrait LiberatiOOn.
En cette période de soldes cinématographiques (Ben Ours, Les haines du plaisir, etc..) on est saturés de ce cinéma indigeste qui prend nos têtes pour des poubelles! ça suffit maintenant, pesons les conséquences que ces lourdeurs de style pourraient avoir sur l'avenir de la production cinématographique française! Cessons de créditer un cinéma gras du bide, du coeur et des idées! Soyons plus fins que ceux-là : régime sec jusqu'au retour de la qualité!

Jean Pierre Kof-kof a cru bon d'insister sur le fait que le champagne n'était même pas millésimé, et que ça sentait trés fort le pâté. Détails.



grossepOOf
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Sachons rire de temps en temps, boire et manger et cela sans voir des non-dits suspects partout! Lâchons nous pendant ces 222 minutes et profitons de cette grasse pantalonade sans arrières-pensées culpabilisantes. Soyons drôles et sachons jouir de nous et de nos travers!

grossepOOf.
Plagiste chez Vénérama