
Posté par Hécate Lundi 7/04/2002 19:17
Ce qu'on reproche parfois à la pépophile qui recherche le consentement du vieux c'est de confondre la demande d'affection du vieux avec une envie de faire des cadeaux. D'abord, je rappelle qu'au moins dans mon cas je suis en position de demandeuse et que je "n'interprète" donc jamais quoique ce soit. Toutefois je tiens à rappeler que si affection et cadeaux ne se confondent pas, ils sont pourtant liés .... Je vois ça comme un cadran qui va de la caresse sur les cheveux au don financier (oui le grand méchant don de fric qui fait peur à toutes les vieilles épouses et qui est tellement anodin), quel rapport entre ces actes me direz vous ?
Et bien c'est le plaisir. Il est vrai que quand un vieux-mari demande à être flatté il ne s'agit pas seulement de plaisir physique (c'est aussi une demande d'être reconnu comme existant socialement, une façon de confirmer ses repères, et le don matériel lui donne l'occasion de se positionner socialement...), mais plus on pousse la caresse dans les cheveux loin et plus les autres motivations du vieux s'estompent. Comprenez moi bien c'est une question de proportion : fric/affection, l'affection comportant plus d'artificiel que le fric...
Tout ceci est bien joli mais ce n'est qu'un idéal, pourquoi la réalité n'est pas aussi simple ? Il rentre en jeu l'interdit moral de la société qui oblige la pépophile à remotiver le vieux-mari et donc tout se confond... Le vieux-mari analyse le fric comme de l'affection, l'Autorité lui rappelle (ou lui apprend) que c'est du fric ... et là le vieux ne comprend plus : la personne qui lui veut du bien (la pépophile qui lui caresse les cheveux avec tant de douceur) lui veut du mal selon sa fiduciaire et ses héritiers ; en fait c'est en cela que le vieux-mari est un vieux-mari, il est incapable de résoudre ce paradoxe. Le malaise observé chez le vieux-mari (la relecture falsifiée) pourrait être causée par ce paradoxe : le bien devient le mal, le mal le bien donc si je pensais différemment c'est que je n'étais pas normal (pervers) -> revenons dans la normalité. Et le vieux-mari, tout vieux-mari qu'il est n'a pas pu analyser le piège de cette "normalité" qui est en fait la cause de son malaise... Vous me suivez ?
Mais pourquoi la pépophile ne s'abstient-elle pas de remotiver le vieux-mari ? Facile à dire... le besoin de fric comporte comme je l'ai dit une part d'affectif, il se peut que la pépo le fasse naturellement faute d'avoir été éduquée dans notre monde petit-bourgeois et capitaliste (celui des vieilles épouses monopolistes). Et les pépos qui en ont conscience ? Elles font ce qu'elles peuvent... le moyen de motiver le vieux-mari sans faire entrer en jeu l'affectif est évidemment la petite prostitution, celle-ci remet le cadran en ordre et tout va bien.
conclusions : 1) quand le vieux-mari demande de l'affection il demande aussi le besoin de se repositionner socialement (le plaisir de pouvoir donner des gros cadeaux : voitures, duplex en attique, bijoux, ...) même s'il ne décide qu'après coup des proportions (dans une relation on est 2 : la jeune femme sourit avec tendresse, le vieux-mari propose le cadeau ...)
2) le fait de penser le don d'argent comme quelque chose de mal (ne dites pas non, c'est ce qui "soustend" tous les textes des anti-pépophilie)qui est contre-nature et nuit gravement au vieux-mari
Vous noterez le côté très docte de ce post mais j'ai le droit de faire joujou avec mon cerveau si je veux... je trouve d'ailleurs cette idée marrante même si elle est un peu bancale. Mettez tout cela au conditionnel si vous voulez.
Hécate*
* Hécate n'est probablement pas le vrai nom de cette personne
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